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La décision d'engager une attaque sur Dieppe
Opération "Rutter"
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Casque canadien
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Royal Canadian Air Force (R. C. A. F.) |
" Opération Rutter "
Opération militaire de portée limitée,
organisée par Lord Mountbatten,
chef du Quartier général des opérations combinées
depuis mars 1942, prévue sur les côtes françaises le 8 juillet 1942,
constituée par des unités du Corps d'armée canadien,
commandé par le général Henry Duncan Graham Crerar
et à laquelle participeront la " Royal Navy " et la " Royal Air Force "
ainsi que quelques navires des " Forces navales françaises libres ",
ayant pour objectif le port de Dieppe,
ville côtière située sur le territoire français
dans le département de la Seine-Maritime en Haute Normandie. |

Beach Master Royal Navy
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Sur le plan historique :
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Quelques temps après l'évacuation des « British Expeditionary Forces » de Dunkerque, ville située dans le département français du « Nord » dans la région « Nord-Pas-de-Calais », au mois de mai 1940, l’armée Britanniques a commencé à réfléchir sur le développement d'une force de raid importante dans le cadre d’opérations combinées. Cette réflexion a été suivie par le développement de techniques et d’équipements caractéristiques pour la guerre amphibie.
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Vers la fin de l’année 1941, un programme a été imaginé pour l'atterrissage de 12 « divisions militaires » autour de la ville du « Havre » basé sur un retrait des troupes allemandes à empêcher le succès soviétique à l'Est de l’Europe. De cette perspective est apparue l’idée de mettre en place une intervention militaire nommée « Opération Rutter » ayant pour finalité de tester la faisabilité de la prise d'un port occupé.
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Pendant le printemps de l’année 1942, les Alliés décident donc de mettre en place avec minutie un raid conséquent prévu pour la première semaine du mois de juillet 1942 qui vise une région occupée sur le sol français par l’armée allemande. Cette attaque, au nom de code de « Opération Rutter », a pour cible le port français de Dieppe situé sur les côtes normandes plus exactement dans le département de la Seine-Maritime en Haute-Normandie. Une remarque sérieuse à ce sujet pour les planificateurs est que Dieppe est à portée des côtes britanniques et qui plus est des avions de chasse de la " Royal Air Force ".
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Dieppe, petite ville portuaire française située dans le département de la Seine-Maritime en Haute-Normandie, est flanquée le long d'une longue falaise de craie qui surplombe la " Manche ". Cette ville côtière, dotée d’une infrastructure portuaire et ferroviaire la reliant à Rouen, Paris et quelques villes et village du département, est sous l’occupation par l’armée allemande depuis le dimanche 9 juin 1940.
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En 1942, l’armée allemande avait détruit plusieurs bâtiments situés sur le bord de mer pour favoriser la défense côtière et avait disposé deux grandes batteries d'artillerie, l’une sur la commune de Berneval-le-Grand à 8 kms à l’est de Dieppe et l’autre sur le petit village de Varengeville-sur-Mer à 7 kms à l’ouest de Dieppe.
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Chronologie de l’opération :
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25 avril 1942 : Les premiers travaux de planification de cette incursion sur le sol français débutent. Les Opérations interalliées " Combined Operations " mettent en place le plan original, les cibles prévues et les objectifs à atteindre.
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07 juillet 1942 : Les conditions météorologiques épouvantables sur la Manche remettent en question « l'opération Rutter » qui doit se dérouler le lendemain mardi 8 juillet 1942 et la décision est prise d’annuler l’attaque. Les troupes d'assaut, prêtes depuis plusieurs jours à bord des embarcations qui devaient les déposer sur les côtes françaises, regagnent leur cantonnement à terre, confirmant du même coup l'arrêt définitif de l’opération étant donné que le secret ne peut plus être assuré du fait que la totalité des soldats se retrouvent dans la nature.
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Il faut tenir compte également que la " 10e Panzerdivision ", division blindée de la " Wehrmacht " commandée par le Général " Heinz Guderian ", vient d'être retirée du front de l'Est et mise au repos à Amiens, ville distante d’un peu plus de 120 kms (à l’époque) de Dieppe, ce qui, après réflexion, laisse penser pour l'état-major britannique et le général Bernard Law Montgomery, commandant en chef des Forces britanniques du sud de l'Angleterre, qu'une reprise de l'opération est fortement compromise.
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Lord Mountbatten et les responsables du « Quartier général des opérations combinées » remettent en question cette décision. Soumis entre autres aux pressions américaines, ils décident arbitrairement le redémarrage du raid sans se soucier des risques encourus. Cette décision est d'autant plus facile à prendre parce que Lord Montgomery est lui-même affecté sur le continent africain au rang de commandant de la 8e armée britannique engagée dans la campagne en Afrique du Nord et que le capitaine John Wyndham Hughes-Hallett, qui n’est autre que le bras droit de Lord Mountbatten prend dorénavant les commandes des forces navales de l’opération à la place du contre-amiral Baillie-Grohman. Ce changement brusque de commandement repose sur le fait que le contre-amiral Baillie-Grohman, désigné antérieurement avait précédemment manifesté d’une façon objective de sérieuses réserves quand à la fragilité de l’attaque prévue telle qu’elle était élaborée.
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10 juillet 1942 : " L'opération Rutter " n’est plus et change de nom de code. Cette intervention militaire sur le sol français s’appelle maintenant " Opération Jubilée ".
Sur le fond, le plan prévu à l’origine reste assuré, seule la date d’intervention change et est dorénavant fixée pour le 19 août 1942. Le commandement cette fois ci est confié à un Canadien : le général John Hamilton Roberts.
Sur la forme, cette opération militaire prévoit le débarquement de plusieurs unités de la « 2e Division d'infanterie canadienne », renforcée par des commandos britanniques, sur trois plages situées le long de la côte française : La petite plage de Puys sur le flanc gauche de Dieppe ainsi que la petite plage de Pourville-sur-Mer sur le flanc droit, doivent toutes deux être assaillies à 4 h 50 alors que la plage de Dieppe, une demi-heure plus tard, doit être frappée par deux bataillons d'infanterie canadienne, " l'Essex Scottish Regiment " et le " Royal Hamilton Light Infantry ", qui sont censés s’en prendre à l’objectif central de l’opération : la ville de Dieppe. Sur cette plage dieppoise, il est attendu que l'infanterie sera appuyée par une unité blindée, le " Calgary Regiment ", ainsi que par des commandos britanniques qui devront débarquer sur les flancs gauche et droit afin de neutraliser l'artillerie allemande. Sur ces prévisions, c’est l’élément de surprise qui prévaut le fait d’attaquer frontalement un port fortifié et laisse penser que c’est sur ce point fondamental que l’artillerie allemande pourra être neutralisée.
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Casquette de la Royal Canadian Air Force
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Casquette de
la Royal Air force
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Américan U.S. Ranger U.S.A.
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